Jules Fainzang

Jules Fainzang

Jules FainzangNé à Varsovie en 1922, Jules Fainzang est âgé de trois ans lorsque ses parents décident de quitter la Pologne pour émigrer en Palestine, alors sous mandat britannique. Sa sœur Esther meurt du typhus, et sur le conseil des médecins, la famille repart en Europe et s’installe à Anvers, en Belgique. Lors de l’offensive allemande de mai 1940, les Fainzang trouvent refuge dans le village de Lizac, dans le Tarn-et-Garonne.

Alors que le département se trouve en zone non-occupée, Jules, son père et son petit-frère Joseph sont arrêtés par des gendarmes français en mars 1942, et internés au camp de Sept-Fonds. Joseph parvient à s’évader, mais Jules est transféré à Drancy et déporté à Auschwitz le 28 août 1942.

Son père et sa mère, arrêtée à son tour, sont déportés deux semaines plus tard, le 9 septembre 1942. Plusieurs dizaines de kilomètres avant d’atteindre Auschwitz, le convoi de Jules marque un arrêt dans la gare de Kosel, et les hommes entre 18 et 45 ans reçoivent l’ordre de descendre des wagons.

Pendant un mois, Jules travaille dans une forge avant d’être transféré au camp de Laurahutte, puis en avril 1943, à Blechhammer, où il est affecté au chantier de construction d’une usine d’armement. Le 21 janvier 1945, à l’approche des troupes soviétiques, les détenus de Blechhammer sont jetés sur les routes par un froid glacial pour rejoindre à pied le camp de Gross Rosen, d’où ils sont transportés en train vers Buchenwald.

Jules est libéré par l’armée américaine le 13 avril 1945. Il est l’un des huit survivants du convoi n° 25, parti de Drancy 32 mois auparavant avec 1000 personnes. Son témoignage, « Mémoire de déportation », est paru aux éditions L’Harmattan en 2002.